Le Soleil
Jérôme Triomphe, l’un des deux avocats des parents de Vincent Lambert, un patient tétraplégique plongé dans un état neuro-­végétatif depuis 10 ans, réagit à la nouvelle de la reprise des soins ordonnée par la Cour d’appel afin de garder l’homme de 42 ans en vie, lors d’une marche dans les rues de Paris, lundi.
Jérôme Triomphe, l’un des deux avocats des parents de Vincent Lambert, un patient tétraplégique plongé dans un état neuro-­végétatif depuis 10 ans, réagit à la nouvelle de la reprise des soins ordonnée par la Cour d’appel afin de garder l’homme de 42 ans en vie, lors d’une marche dans les rues de Paris, lundi.

L'affaire Vincent Lambert en France rappelle l’importance des directives médicales anticipées

Élisabeth Fleury
Élisabeth Fleury
Le Soleil
Quelques heures après que l’hôpital Sébastopol de Reims ait annoncé l’arrêt des procédures médicales, la Cour d’appel de Paris a ordonné lundi après-midi la reprise des traitements pour Vincent Lambert, ce patient tétraplégique en état végétatif depuis un accident de voiture survenu il y a plus de 10 ans. Au cœur de cette triste affaire : la mésentente entre les proches de l’ancien infirmier de 42 ans. Les uns veulent, à l’instar de l’équipe soignante, faire cesser ce qu’ils considèrent comme de l’acharnement thérapeutique, alors que les autres, proches des milieux catholiques traditionalistes, refusent ce qu’ils appellent une euthanasie déguisée. Un débat qui rappelle l’importance de remplir ses directives médicales anticipées (DMA) afin de couper court à ce genre de déchirements.