Le Soleil
Pour chaque baril de pétrole qui sort du sol, on doit «sacrifier» environ 20 % de son énergie pour l’extraire du sol, le transporter, le raffiner et, enfin, distribuer le carburant. Et la majorité de cette énergie est tirée des hydrocarbures, non de l’électricité.
Pour chaque baril de pétrole qui sort du sol, on doit «sacrifier» environ 20 % de son énergie pour l’extraire du sol, le transporter, le raffiner et, enfin, distribuer le carburant. Et la majorité de cette énergie est tirée des hydrocarbures, non de l’électricité.

Vérification faite : Combien d’électricité pour un litre d’essence?

Jean-François Cliche
Jean-François Cliche
Le Soleil
L’affirmation: Notre chronique «Science au quotidien» de lundi dernier a fait beaucoup réagir. Nous y répondions à la question d’un lecteur qui voulait savoir combien d’électricité il faudrait pour alimenter le parc automobile du Québec si nous passions tous au tout-électrique demain matin. En mettant les choses au pire, nous calculions que cela représenterait environ un huitième de la production totale d’Hydro-Québec — ce qui est beaucoup, mais quand même assez facilement gérable. De nombreux lecteurs nous ont ensuite écrit pour nous dire que nous avions oublié de compter l’électricité qu’il faut dépenser pour extraire le pétrole, le raffiner et transporter l’essence. Certains ont avancé le chiffre de 2 kilowatts-heure par litre de carburant, d’autres 4 kwh/l et même 6 ou 7 kwh/l. Les uns parlaient uniquement du raffinage, les autres de l’ensemble de la chaîne. Mais l’idée était toujours la même : l’électricité épargnée en abandonnant le pétrole compenserait presque entièrement la consommation des voitures électriques. C’est d’ailleurs là une thèse qui court depuis longtemps sur les réseaux sociaux, alors il vaut la peine d’y regarder de plus près.