Le Soleil
Denis Ménochet livre toute une performance dans «Jusqu’à la garde», laissant peu à peu apparaître la bête tapie derrière son masque de bon gars.
Denis Ménochet livre toute une performance dans «Jusqu’à la garde», laissant peu à peu apparaître la bête tapie derrière son masque de bon gars.

Le film de la semaine: Jusqu'à la garde ****

Éric Moreault
Éric Moreault
Le Soleil
CRITIQUE / Des enfants pris en otage d’une séparation houleuse, ça n’a rien de neuf. Mais rarement un film a réussi à saisir avec autant d’acuité la peur qu’un homme peut distiller dans sa famille qui éclate. Porté par un scénario implacable, une mise en scène épurée et maîtrisée ainsi que des performances éclatantes de ses acteurs, «Jusqu’à la garde» broie le cœur du spectateur avant de le laisser complètement hébété par une finale anxiogène presque insoutenable dans sa véracité.