Le Soleil
Arrivé au Québec en 1952, où il a fait carrière dans les Forces armées, Harold Winter a longtemps gardé le silence sur ses années au sein des jeunesses hitlériennes. Aujourd'hui, il prononce des conférences dans des salles de classe, car «l'éducation est l'épine dorsale d'un peuple».
Arrivé au Québec en 1952, où il a fait carrière dans les Forces armées, Harold Winter a longtemps gardé le silence sur ses années au sein des jeunesses hitlériennes. Aujourd'hui, il prononce des conférences dans des salles de classe, car «l'éducation est l'épine dorsale d'un peuple».

Une enfance à l'ombre de Hitler

Annie Mathieu
Annie Mathieu
Le Soleil
Le 5 mai 1942, à 10h30 précisément, Harold Winter est entré dans les jeunesses hitlériennes. Il avait 12 ans. «Les chemises brunes sont venues me chercher en classe», raconte, comme si c'était vendredi, l'octogénaire de Beauport. Aujourd'hui, c'est lui qui dérange les salles de cours. Non pas pour enrôler de force les élèves, mais pour leur faire réaliser la chance qu'ils ont de vivre en démocratie.