Le Soleil
Le «fly-in/fly-out», «c'est une bonne affaire... pour la compagnie», estime Denis Émond, qui habite le «mur» et aura passé presque toute sa vie de travailleur à Fermont. «Localement, il n'y a pas de retombées. Ils se mêlent pas [à la population]. Et au bureau de poste, c'est nous, les inconnus. C'est pas normal.»
Le «fly-in/fly-out», «c'est une bonne affaire... pour la compagnie», estime Denis Émond, qui habite le «mur» et aura passé presque toute sa vie de travailleur à Fermont. «Localement, il n'y a pas de retombées. Ils se mêlent pas [à la population]. Et au bureau de poste, c'est nous, les inconnus. C'est pas normal.»

Renaissance de Fermont: la double vie des travailleurs «importés»

Michel Corbeil
Michel Corbeil
Le Soleil
Chaque mardi, à Wabush, au Labrador, l'avion de l'Est croise l'avion de l'Ouest. Le premier amène à Fermont des travailleurs embarqués à Québec, à Bagotville et à Mont-Joli. Le second, à Montréal, à Val-d'Or et à Chibougamau.