Le Soleil

Une fondatrice craint pour l'héritage du parti

Pierre-André Normandin
Pierre-André Normandin
Le Soleil
Au-delà de la disparition du Renouveau municipal, l'une des fondatrices de son ancêtre, le Rassemblement populaire, dit s'inquiéter de voir disparaître l'héritage du parti. Conseils de quartier, commissions consultatives et référendums doivent rester, dit l'ex-conseillère Winnie Frohn (1985-1993). «Je trouve terrible qu'il n'y ait pas plus de gens élus dans l'opposition, c'est ça qui me donne un pincement au coeur. Je crains que les institutions que nous avons fondées, comme les conseils de quartier, disparaissent.» Elle s'indigne d'entendre le maire Régis Labeaume promettre d'abolir les commissions permanentes où siègent des citoyens pour avoir en lieu et place des «commissions pertinentes». «Qui va juger de la pertinence? s'interroge Mme Frohn. Sous Jean Pelletier, les élus disaient qu'ils consultaient du monde, mais si ce n'est pas fait de façon systématique, ça devient les amis du pouvoir qu'on consulte.»