Le Soleil
René Rood apprécie les mots croisés, bien qu'ils lui donnent du fil à retordre.
René Rood apprécie les mots croisés, bien qu'ils lui donnent du fil à retordre.

Une vie avec Le Soleil

Anne Drolet
Anne Drolet
Le Soleil
À 12 ans, au milieu des années 30, René Rood partait du quartier Saint-Malo et venait à pied à l'édifice du Soleil, au coin des rues de la Couronne et Saint-Vallier. À une époque où le système de distribution était bien différent, il achetait le journal pour 1 ¢ et allait le revendre dans la rue Saint-Joseph, à 2 ¢. Il prenait ensuite cet argent pour se procurer deux autres exemplaires, puis quatre autres, etc. Au bout de la journée, il avait dégagé un profit honnête de 8 ¢ : il dépensait le huitième de son butin pour des succulentes lunes de miel; le reste était sagement épargné.